Maladie, risque, prescription, conseil, information
il est vrai que les malades nécessitant réellement des antibiotiques ne devraient pas se retrouver dans les salles de consultation au risque de contaminer d'autres personnes fragiles, mais les médecins ne sont plus assez nombreux pour rendre visite à tous les malades infectieux, et cela revient trop cher !
alors, on anéantit les risques d'infection, et l'on rejette à gogo des antibiotiques dans la nature.
On nous jure que non, on fait des publicités à la télévision pour dire aux parents que l'antibiotique n'est pas la panacée. Ceci part du principe que les parents ne font pas confiance à leur médecin et que c'est le grand public qui décide de l'utilisation d'un traitement !
Mais dans les faits, les médecins continuent de prescrire des antibiotiques, sans alternatives.
Il est bien loin de remède le plus efficace et le moins cher et le plus écologique pour soigner les accès de fièvre de l'enfant : tendresse, boisson chaude à base de thym (désinfectant), de miel (adoucissant), citron (décongestionnant).
On veut la guérison tout de suite. Le bien de notre enfant ne passe plus que par une affectation de "moyens". Revenons à l'attention, au temps, à la tendresse. Ces richesses là laissent des traces tout au long de la vie de l'enfant, et pas dans nos rivières, pas dans mos mers comme les médicaments !
et la guérison, la résistance à la maladie, sont autrement plus efficaces
Laissons aux antibiotiques les vraies infections, celles qui résistent à la douceur après 2 ou trois jours d'attention,
à celles qui provoquent des températures alarmantes non controlables.
Un 40 de fièvre est normal chez un enfant en bonne santé, c'est un appel à prendre conscience d'un danger.
Si cette température resiste à un bain à 37 degrés et à une journée de repos accompagnée de beaucoup de boisson, alors, oui, il faut aller voir un médecin qui parlera sans doute d'antibiotiques si cela est nécessaire.
il est vrai que les parents ne veulent plus prendre de risque pour leurs enfants.
On couche un bébé sur le ventre pour dormir "pour ne pas prendre de risque". Ce "risque", des générations de parents l'ont pris pour ne pas générer une déformation de la face de l'enfant, et parcequ'ils étaient attentifs à leur bébé qui dormait mieux sur le dos
Pour sa sécurité ...
et pourtant, ces même parents inscriront plus tard leur enfant dans des sports à risque, offriront skis, patin, vélo,
... avec un casque pour éliminer le risque !
pour que l'enfant connaisse tout de meme le gouû du risque, ... mais surtout, sans en subir les conséquences.
Voilà comment on fabrique une génération d'amateurs de risque qui croient que la prise de risque ne conduit jamais à l'accident !
RISQUE ...
je continue à penser que la vie est une suite de risques et qu'il faut en assumer les conséquences,
Risques ...
Le médecin se doit d'informer son patient de sa connaissance du risque et mettre en garde lorsque les conséquences de la prise ou non d'un médicament a des consequences (quasi) certaines sur sa santé.
"Vous prenez le risque de souffrir", dans mon langage, signifie "vous avez une grande chance de vivre tranquille"(*)
(* je rappelle que mon propre médecin m'a bien dit "n'arretez pas votre traitement", son discours était donc clair
si j'ai sauté sur la réponse au téléphone d'une remplaçante "vous prenez le risque d'un nouveau cancer" comme prétexte , alors que je souhaitais rencontrer mon médecin habituel, si je n'ai pas repris mon traitement, c'est qu'il était interrompu depuis 3 mois et que j'en ai jugés les effets irreversibles)